La charte de l’agriculture paysanne

©La cuisine itinérante - Food truck, Lyon


La Cuisine Itinérante s’engage à respecter la charte de l’agriculture paysanne

 

Les 10 principes de l’agriculture paysanne


1
Répartir les volumes de production afin de permettre
au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre.

2
Être solidaire des paysans des autres régions d’Europe et du monde.

3
Respecter la nature.

4
Valoriser les ressources abondantes
et économiser les ressources rares.

5
Rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production,
de transformation et de vente des produits agricoles.

6
Assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits.

7
Viser le maximum d’autonomie
dans le fonctionnement des exploitations.

8
Rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural.

9
Maintenir la diversité des populations animales élevées
et des variétés végétales cultivées.

10
Raisonner toujours à long terme et de manière globale.


©Anne Bouillot

Respect du paysan et réponse aux attentes de la société

L’agriculture paysanne doit permettre à un maximum de paysans répartis sur tout le territoire de vivre décemment de leur métier en produisant sur une exploitation à taille humaine une alimentation saine et de qualité, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain. Elle doit participer avec les citoyens à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par tous.


Les 6 thèmes

Ces six thèmes qui permettent l’analyse globale à la fois des dimensions sociale, économique et environnementale :

1
La répartition des volumes de production doit être couplée à la maîtrise des quantités produites, afin de garantir des prix et de permettre au plus grand nombre d’accéder au marché.

2
La qualité des produits : la fonction première de l’agriculture est la production de denrées alimentaires en quantité et qualité suffisantes. Cette qualité est à la fois gustative, sanitaire et bactériologique.

3
L’autonomie est à la fois la capacité d’être maître de ses choix techniques, économiques, financiers et la possibilité d’exercer cette capacité. L’autonomie repose sur le partenariat, c’est-à-dire la complémentarité entre les acteurs locaux.

4
Le développement local : l’agriculture n’est pas un secteur à part des autres activités humaines. L’agriculture participe pleinement au développement local d’une région. Les paysans y contribuent par leurs actes économiques, leurs rapports avec les autres acteurs de la société.

5
Le travail avec la nature : il s’agit de promouvoir des systèmes de production plus autonomes, valorisant les ressources locales et adaptés au contexte pédoclimatique. La désintensification plutôt que l’extensification assure préservation des ressources et maintien des actifs agricoles.

6
La transmissibilité d’une ferme est sa capacité à être reprise et à dégager du revenu. C’est un facteur déterminant du maintien d’un nombre important de paysans sur l’ensemble du territoire.